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Manifeste

Nous, artistes, opérateur·trices culturel·les, travailleur.euses de la culture et des Industries Culturelles et Créatives, simples citoyen·nes, pouvons observer depuis maintenant deux mois que la précarité de nos collègues ne fait qu’empirer. Nous étions déjà, avant cette crise, dans le système D pour nos exercer nos métiers et avoir une vie décente, nous sommes passés au système F ou G.
Cette situation est insupportable.

Nous avons pris la décision d'agir et de tenter d'organiser une forme de solidarité afin de soutenir concrètement les personnes qui travaillent et vivent de ce secteur. Nous pensons aussi adresser un signal fort aux autorités politiques de notre pays : la culture est là, bien vivante mais en souffrance et celles et ceux qui la font vivre demandent de l'aide, de la considération, du respect et de l'écoute.
Pourquoi aider uniquement ce secteur alors que c’est toute notre société qui est impactée par ce séisme ? Notre objectif n’est en aucun cas de diviser davantage une société déjà morcelée. Mais nous pensons que si chaque secteur s'organise à son échelle (et la nôtre est déjà immense), les initiatives vont se multiplier, s'inspirer les unes des autres et faire tache d'huile.
Par ailleurs nous n’exerçons aucune forme de « contrôle » de nos bénéficiaires. Aucun papier, documents, statuts d’artistes n’est demandé. Nous estimons que les personnes du secteur des ICC ne pas supérieures aux autres mais parce que nous connaissons ce milieu et qu'une aide ciblée nous parait judicieuse.
Nous sommes des travailleurs·euses de la culture, vivant et travaillant à Bruxelles. Nous ne dépendons d’aucun parti politique, nous ne prêchons pour aucune paroisse, nous avons simplement le désir de soutenir nos collègues et partenaires dans ce quotidien bien difficile.

La culture fait partie intégrante de notre société et de nos quotidiens.
Nous veillons et nous veillerons à ce qu’elle le reste.

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Mai 2020